La commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO offre un regard profond sur l’état de l’Océan auquel ont collaboré plus de 100 auteurs de 28 pays. Les conclusions sont effrayantes:
- l’eutrophisation (excès de nutriments) s’accentue, la perte de biodiversité également : perte des herbiers, mangroves, vasières et marais côtiers, évaluée à 20 % à 35 % depuis 1970
- le réchauffement de la surface aux abysses se poursuit à un rythme qui s’accélère
- la pression liée à l’alimentation humaine sur les ressources aquatiques s’accentue (pêche et aquaculture atteignent 218 millions de tonnes en 2021)
- les niveaux des océans s’élèvent du fait de la fonte des glaces et du réchauffement
- les effets dévastateurs des tsunamis associés à l’élévation du niveau des océans peuvent causer des dommages importants aux infrastructures.
Pour Vidar Helgesen, secrétaire exécutif de la COI « Même si nous devons nous doter de moyens pour mieux comprendre ce qui se passe et prendre la mesure des conséquences de long terme, nous ne pouvons pas reporter l’action à plus tard, affirme-t-il. Nous n’avons pas la connaissance complète de ce qui se passe dans l’océan, mais nous en savons bien assez pour agir ! La crise de l’océan est dramatique et chaque année, chaque mois, chaque jour, elle s’aggrave. »
Le journal Le Monde titre « De la surface jusqu’aux abysses », le monde océanique se dégrade à un « rythme sans précédent », alerte l’Unesco
