Un nouveau souffle pour les Jeux Olympiques : vers un modèle réinventé et durable par l’ONG Carbon Market Watch et le collectif éclaircies
Le rapport « Viser le vert » sur les Jeux Olympiques de Paris 2024 ne se contente pas de dresser un état des lieux, il propose une vision audacieuse pour l’avenir de cet événement planétaire. Au cœur de cette réflexion émerge une idée révolutionnaire : réinventer complètement le concept des Jeux pour les rendre véritablement compatibles avec les objectifs climatiques de l’Accord de Paris.
Imaginez des Jeux Olympiques où les disciplines seraient réparties à travers le monde, dans différentes villes choisies pour leurs infrastructures existantes. Cette proposition ambitieuse du rapport vise à transformer radicalement l’empreinte environnementale des Jeux tout en préservant leur essence universelle.
Dans ce nouveau modèle, le surf pourrait se dérouler à Bali, l’athlétisme à Nairobi, la natation à Sydney, et le cyclisme à Amsterdam. Cette décentralisation permettrait de réduire drastiquement les besoins en nouvelles constructions et limiterait les déplacements internationaux massifs, principale source d’émissions de gaz à effet de serre.
Loin d’amoindrir l’esprit olympique, cette approche l’amplifierait. Elle rendrait les Jeux plus inclusifs, permettant à un plus grand nombre de villes, y compris celles de taille moyenne, de participer à cette célébration mondiale du sport. Les spectateurs locaux auraient ainsi l’opportunité de vivre l’expérience olympique près de chez eux, réduisant la nécessité de voyages longue distance.
Cette vision s’inscrit dans une réflexion plus large sur la nécessité de repenser l’échelle des Jeux. Le rapport souligne que la taille actuelle de l’événement, avec ses millions de visiteurs concentrés en un seul lieu, n’est tout simplement pas compatible avec les impératifs climatiques actuels.
Les efforts de Paris 2024, bien que louables pour réduire de moitié l’empreinte carbone par rapport aux éditions précédentes, ne sont qu’un premier pas. Pourtant, dans une approche d’amélioration, nombre d’efforts ont été déployés:
- Dans le domaine de la construction, l’innovation est au rendez-vous avec l’utilisation massive de matériaux biosourcés et la réutilisation ingénieuse des infrastructures existantes.
- L’alimentation n’est pas en reste, avec un objectif ambitieux de réduire de 50% l’empreinte carbone des repas servis. Les organisateurs visent à transformer les habitudes alimentaires en proposant une offre végétarienne conséquente et en privilégiant les circuits courts.
- L’évolution s’étend également aux transports, avec une refonte de la mobilité autour des sites olympiques. L’accessibilité en transports en commun et la promotion des mobilités douces sont au cœur de cette stratégie novatrice.
Il faut cependant aller plus loin, passer d’une approche d’optimisation à une véritable transformation.
La proposition audacieuse du rapport « passer au vert » n’est pas présentée comme une solution miracle, mais comme le point de départ d’une réflexion profonde sur l’avenir des Jeux Olympiques. C’est un défi à la hauteur de l’esprit olympique, une invitation à dépasser nos limites pour créer un événement qui inspire non seulement par ses performances athlétiques, mais aussi par son engagement envers notre planète.
Les sources:
Le collectif éclaircies : (collectif qui contribue « à la réflexion et à l’action des citoyen.ne.s sur les questions écologiques »)
l’ONG CMW – Carbon Market Watch
Le rapport de travail
